Les cercles de l'Enfer
Une cascade d'attentats meurtriers secoue les capitales occidentales. La panique gagne les populations. Services de renseignements, autorités politiques et militaires semblent frappés d'impuissance. Nul ne comprend d'où viennent les coups, qui les dirige, quel est le but recherché. Après un bref flottement, l'Occident se ressaisit.
Dans chaque pays des cellules de crise siègent sans interruption. Les dignitaires du contre-espionnage se mobilisent et découvrent que les attaques obéissent à un plan minutieux de déstabilisation de la planète. Le terrorisme international s'est fédéré autour d'une figure mystérieuse qui a décrété la mort des grandes démocraties. Frappées de plein fouet, les nations vacillent...
Mais des agents de Paris, Londres, Tel Aviv et Washington relèvent le défi. Enquête et reconquête s'enchaînent alors sur un rythme haletant. Tous les coups sont permis, toutes les trahisons, toutes les violences. Maud Tabachnik, qui se place parmi les valeurs sûres du polar français, signe, avec Les Cercles de l'Enfer, un thriller spectaculaire. Aventure et suspense sont au rendez-vous. Attention danger: le délire mystico-politique est contagieux.
Express 21/O9/2OO1 concernant les Cercles de l’Enfer. Flammarion 1998.
article écrit par François Busnel et Michel Grisolia.
« (…) mais le plus troublant de ces thrillers, le plus décapant également, est celui de Maud Tabachnik, Les Cercles de l’Enfer. Une vague d’attentats meurtriers frappe simultanément, New York, Paris, Londres, et Tel-Aviv. La panique gagne les populations, nul ne comprend d’où viennent les coups, jusqu’à ce que l’on remonte la piste d’un chef islamiste, multimilliardaire et suffisamment charismatique pour cristalliser autour de lui (et de sa haine pour l’occident) les mouvements terroristes du monde entier. Un personnage de fiction dont le portrait ressemble à s’y méprendre à celui que l’on trace aujourd’hui d’Oussama ben Laden !
Quand on lui demande comment elle a forgé ce personnage de terroriste capable de déchaîner les feux de l’enfer, Maud Tabachnik répond qu’elle a puisé dans l’air du temps. « J’ai écrit ce roman en 1991 ! mais j’avais déjà la sensation que, les idéologies du siècle étant oubliées, quelque chose d’autre se préparait. Le fondamentalisme islamique émergeait et on voyait bien que les chefs étaient tout sauf des imbéciles et des traîne-savates. »
Et si présentement, tout était là, dans cette intuition qui n’appartient qu’aux romanciers ? « Je ne me sens absolument pas prophète, précise Maud Tabachnik, mais j’ai une sorte d’antenne qui me permet de saisir l’air du temps, d’imaginer ce qui ne tarde jamais à devenir une réalité. C’est inexplicable »
Le romancier n’est pas seulement un amuseur, il a une fonction sociale que l’on veut trop souvent oublier : Il est celui qui perçoit, de manière intuitive et empirique, ce que les experts et les stratèges n’imaginent pas.
Il serait vain pourtant de brandir la toute puissance du roman ou la clairvoyance du roman face au désarroi des experts. Il s’agit plutôt de comprendre que Tom Clancy ou Maud Tabachnik nous montrent aujourd’hui, que la littérature est le lieu privilégié où s’invente la réalité de demain.
Les Cercles de l’Enfer par Maud Tabachnik (Flammarion 1998)
Livre de Poche 2002.
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