Actualité
Avril 2009.
Rien à l'horizon.Je veux dire que cette année j'ai repris ma respiration pour écrire la suite du 5è Jour qui paraîtra en février 2010. Je pense qu'il ne vous décevra pas parce que comme d'habitude j'y ai mis tout mon coeur.
Le monde m'a beaucoup accaparée, ce qui explique ce délai. Il me soucie beaucoup le monde, comme vous j'imagine. Il me soucie et m'oblige à agir. Il n'est pas pire que celui d'hier, il est différent. Nous avons du mal à l'appréhender. Tous ces fanatismes, tous ces rejets. J'ignore comment percer cette muraille de haine irrationnelle. L'amour ne suffit pas, il y faut de la conviction.
Bon, je vais vous laisser pour aujourd'hui sur une note optimiste. Mon ami, Jean-Paul Goffin, vous savez le poëte dont je vous ai déjà parlé, m'a envoyé son dernier texte. Eh bien, croyez-moi, tant qu'il restera des hommes de cette trempe, le monde sera vivable.
Les salons de la rentrée s'annoncent agréables et variés, car nos visiteurs et nous y sommes fort bien reçus. J'y rencontrerai pour ma part mes anciens et fidèles lecteurs, mais aussi les nouveaux que je devrai convaincre du plaisir qu'ils auront à me lire. Mais plus encore, ces rencontres nous rapprochent de ces hommes et ces femmes qui aiment la littérature noire contemporaine, cette littérature qui reprend le dynamisme des livres d'aventures, qui de Conrad qui parlait des gens de la mer, à Chandler qui parlait de ceux du travail, ou de Zola dont le réalisme était à la mesure de la noirceur de notre univers et de nos âmes, nous ont entraînés au coeur du monde dans lequel nous vivons. Qui sont ces lecteurs, hommes et femmes qui s'intéressent autant aux histoires qu'à l'Histoire, mais aussi aux soubresauts psychologiques de ceux d'entre nous confrontés aux épreuves ? nul n'a encore pu les définir, mais nous savons bien, nous les auteurs, que ce sont des gens qui n'aiment pas fermer les yeux sur la société dans laquelle ils vivent, et qui trop souvent nous révolte.
Bonjour ce 26 avril qui ressemble à un vingt six octobre,
La grippe porcine, elle arrive celle-là du Mexique. Là bas le cochons portent des sombreros et jouent des mariacas. Pas de panique. Entre la crise économique, le terrorisme, la pollution, la suppression des forêts, les mers sales, la disparition des espèces, le massacre des phoques pour que les c....portent des chaussures à fourrure, celui des baleines pour que d'autres connards fabriquent des cosmétiques, celui des rhinocéros, pour que de plus connards-tu-meurs, réussissent à b...quand le coeur n'y est plus, la pénurie d'eau dans le monde, le fanatisme religieux,la haine partagée, la honte de Durban II, celle de l'ONU acceptant que l'autre honte de l'humanité, le fils spirituel de Hitler, Armanidedjhad, préside la séance d'ouverture de la pseudo conférence antiraciste où se sont réunis les pires massacreurs de notre joli monde, et j'en oublie encore des tonnes, deux excellentes nouvelles pointent.
A) Rencontre littéraire à Villerville, super village de la côte trouvillaise, le 9 mai à la salle des mariages (!) de la Mairie, 17h30, avec les amateurs de noir-noir, et François Reynard, le talentueux chroniqueur du Nouvel Obs qui chaque semaine prend son pied à dire du mal de tout le monde. Venez nombreux, surtout si il pleut, comme c'est inévitable.
B) Encore une rencontre avec mes lecteurs actuels et les futurs, j'espère, cette fois au soleil (ça aussi je l'espère) le 22 Mai à Marseille à la bibliothèque de l'Alcazar, à partir de 17 heures trente, également. Venez nombreux, surtout s'il ne pleut pas.
Bien. Vous voyez que dans ce ciel de catastrophes les bonnes nouvelles ne manquent pas.
Je vous attends nombreux comme on dit. À plus.
Rapport sur les deux rencontres : Villerville, la salle des mariages et un public nombreux compte tenu de la taille de la station. Comme d'habitude on a parlé de tout, de mes livres et de l'état du monde. Et ensuite, un excellent dîner dans un des restaurants de la place, le Bellevue. Chic et cher, mais ça les vaut. Autant profiter de la vie avant que les bombes pakistanaises ou nord-coréennes nous enlèvent notre joie de vivre.
Marseille. DU BEAU TEMPS! de la chaleur ! Bibliothèque de l'Alcazar, superbe, quel bâtiment ! rencontre dans une magnifique salle avec un publc concerné. Excellente ambiance avec François Thomazeau, médiateur, et ma consoeur Sophie Cohen, sympa et décidée. Que du bon temps. Marseille et ses calanques que je n'ai pas pu voir à cause du vent. J'y reviendrai.
Samedi 14 et 15 juin, salon du Livre de poche à Saint-Maur, organisé par la librairie la Griffe Noire. Le salon es situé sur le parvis Créteil Saint Maur. Je devrais trouver et vous aussi. Alors à dans quinze jours pour tous ceux qui aiment les petits mais excellents formats.
salon du livre de Poche organisé par les deux compères de la librairie La Griffe Noire de Saint-Maur; Gérard Collard, l'homme à la houpette que vous retrouvez à la télé en train de s'enthousiasmer ou vitupérer sur les livres qu'il lit, et Jean, bien plus pondéré, mais rigolo aussi. Dernier rappel : on attend un temps estival. (c'est la météo qui le dit, alors pensez, c'est fiable !) Oh, autre chose : je crois qu'il y a du petit vin blanc de Nogent au frais. Mais évidemment pour vous tous ce n'est qu'un détail. À samedi.
Eh bien mes amis, quelle réussite que ce sa lon. Si je voulais être classique je dirais que pour un coup d'essai ce fut un coup de maître. Mais c'est habituel avec ces deux compères. Les auteurs, reçus comme des reines et des rois, et les lecteurs gâtés au delà de ce qu'ils pouvaient espérer en tant qu'amateurs éclairés de littérature. Mais pour ceux qui connaissent la librairie de la Griffe Noire, ce n'est pas une surprise. Gageons qu'après un tel succès l'on se reverra l'an prochain...à Saint-Maur. Pensées enfin ensoleilées pour vous tous.
Mes amis, une question : combien de crises de désespoir et de nerfs suite au changement (obligatoire de votre ordinateur ?) combien d'heures passées avec un technicien qui vous parle comme un spécialiste s'adresse à un grand malade dont les jours sont comptés et dont le salut(s'il existe) ne peut venir que de lui ? eh bien c'est la nouvelle aventure que je viens de vivre, ce n'est pas la première, ni la dernière, j'imagine, mais elles sont toutes traumatisantes. Dashell Hammet ne se doutait pas de son bonheur de taper sur une Rémington. C'était le bon temps. À plus.
Décembre 2007 - LANCEMENT DE MON SITE WEB
Voilà, j'ai cédé. La bataille livrée a été rude tant m'échappait la nécessité de se « faire voir » sur la toile. Mais à force de remarquer des moues ironiques et entendre murmurer, « sympa, -là, mais grave ringarde » quel choix j'ai eu ?
Comme ça, dans les temps à venir, vous pourrez chers et estimés lecteurs, savoir si l'on se rencontrera ici ou là au gré des salons littéraires, des librairies, des débats télé ou radio, et si entre tous ces temps j'aurai pris celui d'écrire.
Souvent on nous pose la question suivante : « Combien de temps pour écrire un livre ? » Alors là, chers amis, la fourchette est une fourche, tant le temps est différent pour chacun. En ce qui me concerne, je compte un an.
Entre les idées qui se pointent, se retirent, se bousculent, se modifient, reviennent, s'installent enfin, et le rendu du tapuscrit à mon éditrice, trois cent soixante-cinq jours et presque autant de nuits. Car il ne faut pas croire que les horaires d'un écrivain suivent la ligne générale. Nous aussi bénéficions de régimes spéciaux, mais ceux-là personne ne nous les envient.
Parce que ces gens-là, les écrivains, " ne pensent qu'à ça ". Ils observent, reniflent, remarquent, notent, biffent, déchirent, s'énervent, se désespèrent, s'enthousiasment, pensent que le prochain sera le meilleur, et le temps de l'écrire, se disent que c'est le plus mauvais. Et toutes ces actions, croyez-moi, prennent du temps. Interrogez donc les compagnes ou compagnons de ces drôles de bêtes, vous verrez ce qu'ils vous en diront.
Mais vous savez quoi, c'est le plus beau « métier » du monde.
M.T.
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