Actualité
2 Février 2010 - Sortie de "NE VOUS RETOURNEZ PAS"
"Avec Maud Tabachnik, qui défie les auteurs américains sur leur propre terrain, il vaut mieux avoir le cœur bien accroché…" Le Monde
Avril 2009.
Rien à l'horizon.Je veux dire que cette année j'ai repris ma respiration pour écrire la suite du 5è Jour qui paraîtra en février 2010. Je pense qu'il ne vous décevra pas parce que comme d'habitude j'y ai mis tout mon coeur.
Le monde m'a beaucoup accaparée, ce qui explique ce délai. Il me soucie beaucoup le monde, comme vous j'imagine. Il me soucie et m'oblige à agir. Il n'est pas pire que celui d'hier, il est différent. Nous avons du mal à l'appréhender. Tous ces fanatismes, tous ces rejets. J'ignore comment percer cette muraille de haine irrationnelle. L'amour ne suffit pas, il y faut de la conviction.
Bon, je vais vous laisser pour aujourd'hui sur une note optimiste. Mon ami, Jean-Paul Goffin, vous savez le poëte dont je vous ai déjà parlé, m'a envoyé son dernier texte. Eh bien, croyez-moi, tant qu'il restera des hommes de cette trempe, le monde sera vivable.
Les salons de la rentrée s'annoncent agréables et variés, car nos visiteurs et nous y sommes fort bien reçus. J'y rencontrerai pour ma part mes anciens et fidèles lecteurs, mais aussi les nouveaux que je devrai convaincre du plaisir qu'ils auront à me lire. Mais plus encore, ces rencontres nous rapprochent de ces hommes et ces femmes qui aiment la littérature noire contemporaine, cette littérature qui reprend le dynamisme des livres d'aventures, qui de Conrad qui parlait des gens de la mer, à Chandler qui parlait de ceux du travail, ou de Zola dont le réalisme était à la mesure de la noirceur de notre univers et de nos âmes, nous ont entraînés au coeur du monde dans lequel nous vivons.
Qui sont ces lecteurs, hommes et femmes qui s'intéressent autant aux histoires qu'à l'Histoire, mais aussi aux soubresauts psychologiques de ceux d'entre nous confrontés aux épreuves ? nul n'a encore pu les définir, mais nous savons bien, nous les auteurs, que ce sont des gens qui n'aiment pas fermer les yeux sur la société dans laquelle ils vivent, et qui trop souvent nous révolte.
La grippe porcine, elle arrive celle-là du Mexique. Là bas le cochons portent des sombreros et jouent des mariacas. Pas de panique. Entre la crise économique, le terrorisme, la pollution, la suppression des forêts, les mers sales, la disparition des espèces, le massacre des phoques pour que les c....portent des chaussures à fourrure, celui des baleines pour que d'autres connards fabriquent des cosmétiques, celui des rhinocéros, pour que de plus connards-tu-meurs, réussissent à b...quand le coeur n'y est plus, la pénurie d'eau dans le monde, le fanatisme religieux,la haine partagée, la honte de Durban II, celle de l'ONU acceptant que l'autre honte de l'humanité, le fils spirituel de Hitler, Armanidedjhad, préside la séance d'ouverture de la pseudo conférence antiraciste où se sont réunis les pires massacreurs de notre joli monde, et j'en oublie encore des tonnes.
Temps froid et humide, vent, force (je l'ignore) mais il souffle. Je ne sais pas si c'est moi mais j'ai l'impression que l'hiver n'en finit pas. Dès janvier je me dis, "ça y'est on est sorti du pire"eh bien pas du tout. Sans être sûr, le pire peut être à venir.
Le livre que vous lirez, j'espère, "Ne vous retournez pas" est encore branché sur cette actualité qui a fait dire à un de nos distingués historiens qu'il suffirait à des visiteurs extra terrestre débarquant chez nous de lire les auteurs de littérature noire pour connaître notre société et notre monde. Sans vouloir faire de l'auto satisfaction, je laisse ça aux artistes se produisant dans nos étranges lucarnes, il y a tant de thèmes, de psychologie, d'univers différents chez les auteurs, tant de chemins de traverse, de coups de projecteur sur ce que nous pensons, vivons, aimons, détestons, qu'ils pourraient, ces étranges visiteurs qui peut être existent dans ces galaxies innombrables, se faire une juste idée de cette civilisation humaine si imparfaite mais qui est la nôtre et que nous devons protéger. Civilisation veut dire conscience. Conscience de ce qu'on peut faire ou pas. Conscience et culture. On a longtemps pensé que les peuples cultivés étaient civilisés. Encore une utopie qui disparaît. Le XXè siècle, le pire depuis la nuit des temps, a prouvé le contraire. Alors, soyons chacun civilisé et cultivé et laissons vivre les autres.
Au fait, je vous annonce avec tambours et trompettes que je signerai mon livre le 5 Mars aux Cahiers de Colette, 23, 25 rue Rambuteau à partir de 19 heures, Métro Rambuteau. Si vous ne connaissez pas encore cette librairie, profitez de l'occasion. C'est une des plus achalandées de Paris et Colette et ses collaborateurs, fous de livres, sauront vous les faire aimer et deviner ce qui vous "va", comme tout libraire devrait faire.
Ensuite, après cet hiver qui nous chagrine, je rencontrerai mes lecteurs de province et j'en suis ravie. C'est rudement bon de vous retrouver année après année, prendre de nos nouvelles réciproques et voir que la vie a choisi une fois encore de nous épargner.
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